Questions-Réponses

Le dépistage du cancer du col de l’utérus :

 

les réponses à vos questions 

 

 En 2005, on estimait à 3 068 le nombre de nouveaux cas de cancer du col de l’utérus et à 1067 le nombre de décès1. Le cancer du col de l’utérus est la conséquence à long terme (une quinzaine d’années) d’une infection causée par certains virus de la famille des papilloma (virus HPV). Grâce au dépistage du cancer du col de l’utérus, il est  possible de détecter des lésions précancéreuses du col et de pouvoir agir très précocement. Ce dépistage s’effectue sur proposition du médecin traitant ou du gynécologue à sa patiente (et dans le cadre d’un suivi de grossesse, de la sage-femme). C’est la raison pour laquelle on parle de dépistage individuel.  

     anatomie-uterus

 

Qui est concerné ?

Le dépistage du cancer du col de l’utérus est recommandé chez les femmes de 25 à 65 ans tous les 3 ans (après 2 premiers frottis normaux effectués à 1 an d’intervalle). Ce dépistage s’effectue sur proposition généralement du médecin traitant ou du gynécologue. En fonction de l’histoire personnelle de chaque femme, le médecin pourra proposer un suivi plus rapproché.
Quel que soit l’âge, il est important que les femmes soient attentives à la présence de signes inhabituels et consultent leur médecin ou leur gynécologue en cas d’apparition de douleurs ou de saignements après les rapports sexuels ou entre les règles. Ces signes ne sont pas spécifiques d’un cancer du col de l’utérus mais doivent amener la femme à consulter son médecin. 

Comment le dépistage se déroule-t-il ?

Le frottis cervico-utérin est l’examen de dépistage du cancer du col de l’utérus actuellement recommandé. Au cours d’un examen gynécologique, après mise en place d’un spéculum, le médecin traitant ou le gynécologue prélève des cellules sur le col de l’utérus au fond du vagin, à l’aide d’une petite brosse ou d’une spatule. C’est un geste simple et non douloureux qui ne prend que quelques minutes. Le prélèvement est ensuite adressé à un médecin spécialiste, l’ anatomopathologiste, pour lecture et interprétation.
Le frottis est pris en charge par l’Assurance maladie à hauteur de 65%, hors dépassement d’honoraires et remboursement des assurances complémentaires. En cas de test positif, des examens complémentaires sont réalisés afin de déterminer la nature de l’anomalie. 

A qui s’adresser ?

A son médecin, gynécologue ou généraliste. Il est aussi possible de faire des frottis dans les centres d’examens de santé de l’Assurance maladie, les centres mutualistes, les PMI, certains laboratoires d’anatomo-pathologie et les laboratoires d’analyse de biologie médicale sur prescription.
En France, le dépistage du cancer du col de l’utérus est individuel. Autrement dit, il repose sur l’initiative du professionnel de santé (gynécologue, médecin traitant, sage-femme) qui le propose à la patiente. Quatre départements français (Isère, Martinique, Bas-Rhin et Haut-Rhin) expérimentent actuellement un dépistage organisé du cancer du col de l’utérus. Dans ces départements, des structures départementales en charge du dépistage, appelées structures de gestion, incitent les femmes concernées à aller se faire dépister en les contactant directement par courrier.

La vaccination

Une vaccination contre certains types de virus HPV (ou papillomavirus) est actuellement recommandée en France pour les jeunes filles de 14 ans, avant qu’elles ne soient exposées au risque de l’infection HPV. Les jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans qui n’auraient pas eu de rapports sexuels ou, au plus tard, dans l’année suivant le début de leur vie sexuelle, peuvent également en bénéficier. Toutefois, cette vaccination n’apporte une protection que contre certains des virus HPV. Du fait de cette protection partielle, le dépistage par frottis pratiqué régulièrement reste indispensable.

 

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